
Encore plus de sécurité dans les aéroports
Reconnaissance faciale et empreintes à la sortie
La sécurité devient plus sévère en Grande-Bretagne et aux États-Unis
La semaine dernière, pendant que le gouvernement britannique annonçait que les voyageurs arrivant dans leur pays devront se soumettre à un contrôle par reconnaissance faciale, le gouvernement américain annonçait de son côté l'étude d'un projet obligeant la prise des empreintes des étrangers qui quittent le pays. Encore plus de sécurité dans les aéroports...
Le gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière que les voyageurs aériens européens à destination de Grande-Bretagne seront soumis à partir de cet été à un contrôle par reconnaissance faciale dans les aéroports, afin de resserrer les dispositifs de sécurité et faciliter le flux.
Les citoyens britanniques ainsi que ceux de tous les pays membres de l'Espace Economique Européen (qui regroupe les 27 états membres de l'Union européenne ainsi que la Suisse, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège) devront passer à travers un portique de reconnaissance automatique qui scannera leur visage, et comparera l'image avec celle inscrite sur leur passeport biométrique.
« Le dispositif de sécurité aux frontières dont dispose la Grande-Bretagne est un des plus stricts au monde, a expliqué le ministre britannique de l'Immigration Liam Byrne. Mais ce travail de vérification poussé prend du temps, or nous souhaitons éviter les trop longues périodes d'attente. La police des frontières du Royaume-Uni va donc tester cette année des portiques de sécurité au passage des voyageurs britanniques et des pays membres de l'EEE, et si leur fonctionnement est efficient, nous en mettrons également dans les aéroports importants. »
Selon The Guardian, cette technologie a été programmée pour pécher par excès de prudence afin de s'assurer que les passagers inscrits sur les listes de surveillance des services de sécurité ne puissent pas circuler librement.
Selon le quotidien, qui a précisé que le gouvernement n'avait pas encore décidé du nombre d'aéroports qui testeront cette technologie, des voyageurs innocents risquent ainsi d'être arrêtés et reconduits, si lors de leurs passages à travers les portiques, leur visage ne correspond pas par rapport aux informations inscrites dans leur passeport.
Empreintes à la sortie des États-Unis
Les États-Unis pensent à exiger les empreintes des étrangers sortants
Pendant ce temps, le gouvernement américain renforce aussi sa sécurité en demandant aux compagnies aériennes et maritimes de prendre les empreintes digitales des étrangers qui quittent les États-Unis, une mesure controversée destinée à lutter contre le terrorisme et l'immigration clandestine.
Le ministère de la Sécurité intérieure a annoncé un projet, qui doit être publié au registre national et soumis à débat pendant les deux prochains mois avant une éventuelle mise en application.
Depuis janvier 2004, les services d'immigration prennent déjà une photo et les empreintes de chaque étranger arrivant aux États-Unis, afin de repérer les personnes voyageant sous une fausse identité, qu'il s'agisse de terroristes ou, plus souvent, de trafiquants de drogue ou d'immigrants clandestins.
Plus de 90 millions d'empreintes ont déjà été récoltées, mais le programme, baptisé US-VISIT, prévoit aussi de prendre les empreintes des voyageurs à leur départ, ce qui permettrait notamment de repérer ceux qui sont restés au-delà de la durée autorisée, même si rien n'est prévu pour l'instant aux postes-frontières terrestres.
Le projet stipule qu'à partir de janvier 2009, les compagnies aériennes et maritimes devront prendre elles-mêmes ces empreintes, et les transmettre au ministère dans les 24 heures qui suivent le départ de leurs passagers étrangers.
« Nous avons élaboré un système d'entrée efficace, et quand il sera combiné avec le système de sortie proposé, nous aurons fait un pas de géant pour la sécurité des frontières de l'Amérique », a déclaré dans un communiqué le ministre de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff.
Temps, stress et argent

La nouvelle mesure de sécurité nécessiterait temps et argent...
Les compagnies aériennes ne montrent pas le même enthousiasme pour une mesure qui devrait leur coûter, selon le Washington Post, qui cite un responsable du ministère de la Sécurité intérieure, entre 2,3 et 3,5 milliards de dollars sur 10 ans.
Indépendamment du coût, l'organisation...
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