

Le Mercredi 15 Octobre 2008
Une croisière autour de l’Amérique du Sud
Publié dans la catégorie Général
Q: : Nous sommes intéressés par deux croisières consécutives de Royal Caribbean repérées sur l’internet. Il s’agit du Radiance of the Seas, au départ de Fort Lauderdale vers Valparaiso, au Chili, puis de Valparaiso vers Buenos Aires, du 9 novembre au 7 décembre 2008. Une cabine extérieure pour deux personnes au milieu du navire ne nous coûterait que 5829$ US et ce pour les 28 jours de croisière. Nous utilisons nos points aéroplan pour les vols.
Croyez vous que le rapport qualité-prix soit raisonnable et avantageux? Comment comparer les navires de Royal Caribbean à ceux d’autres compagnies telles que Princess ou Celebrity Cruises? Considérant les coûteuses visites offertes à chaque escale, lesquelles devrions-nous privilégier? Pour nous, il s’agira d’une première sur une croisière.
Serge & Thérèse Guay
R : Par André Désiront
Comme ses grandes rivales, Carnival et Norwegian Cruise Line, Royal Caribbean est une compagnie «d’entrée de gamme» (ne pas confondre avec bas de gamme : le degré de confort offert sur ces navires est comparable à celui d’un hôtel quatre étoiles!). Les membres de l’industrie des croisières classent les compagnies dans trois grandes catégories : «contemporain» (c’est l’entre de gamme avec Royal Caribbean et Carnival, notamment), «premium» (Celebrity Cruises, Cunard, Holland America…) et «luxe» (Crystal, Seabourn, Silversea…)
Les consommateurs qui se paient de longues croisières en Amérique du Sud sont généralement des gens aisés. Ce sont des habitués qui ont essayé plusieurs navires et plusieurs compagnies. Lorsqu’ils sont mûrs pour naviguer en dehors des secteurs les plus populaires (les Caraïbes, la Méditerranée et, dans une moindre mesure, l’Alaska et la mer Baltique), ils choisissent des navires de la catégorie «premium» comme Celebrity Cruises, voire «de luxe» s’ils en ont les moyens.
Comme Carnival, qui est propriétaire de Holland America, Costa, Princess, Seabourn et quelques autres), Royal Caribbean est présente dans les créneaux supérieurs avec Celebrity et Azamara (une nouvelle compagnie de luxe). L’idée étant bien sûr de conserver une clientèle dont les moyens et le besoin de confort augmentent avec l’âge! Si les prix demandés pour ces itinéraires sur le Radiance of the Seas sont si bas (d’autant plus qu’il s’agit d’une cabine extérieure), c’est parce que leurs croisières en Amérique du Sud se vendent plus ou moins bien. La clientèle naturelle pour ce type d’itinéraire choisira plutôt Celebrity, voire Princess (qui se situe un demi-cran en dessous de Celebrity, mais au dessus de Royal Caribbean). Je reviens d’une croisière sur l’Explorer of the Seas de Royal Caribbean, où j’assistais à un congrès d’agents de voyages.
Le service est excellent et le personnel de bord particulièrement aimable. Par contre, la qualité de la nourriture est plutôt banale (mais attention, on ne parle pas de fast-food, ni même du buffet de tout inclus quatre étoiles : en croisière, toutes les compagnies se réclament de la gastronomie et l’éventail du choix est assez large!). Alors que Princess bénéficie d’une excellente réputation à cet égard et que Celebrity se classe parmi les meilleures! La différence se traduit aussi par plus d’espace par passager.
Le Radiance est de la même taille que l’Infinity que Celebrity affecte à l’Amérique du Sud, cet automne : 90 000 tonnes dans les deux cas. Mais il embarque 500 passagers de plus (2500 contre 2000). Ce qui signifie des cabines et des espaces publics un peu moins grands. Ceci dit, 28 jours sur le Radiance à moins de 6000$, c’est une formidable aubaine!
Le prix des excursions vendues à bord est toujours gonflé : c’est une façon pour les compagnies de compenser pour les tarifs souvent maintenus à un bas niveau pour séduire la clientèle. Certaines villes d’escales se visitent très bien à pied.
C’est le cas de Cathagène, par exemple, qui est la grande ville la moins dangereuse de Colombie (et la plus belle) ou encore de Valparaiso (mais ici, il faut se méfier des voleurs à la tire!), de Punta del Este et de Montevideo. Pour ces escales, il n’est vraiment pas nécessaire de payer les 42$ ou les 50$ par personne réclamés pour le tour de ville de quatre heures. Munis d’un guide de voyages, vous pourriez très bien vous débrouiller à pied et, pour circuler entre deux attractions éloignées, en taxi.
Par contre, à Lima, vous vous sentirez un peu plus en sécurité en achetant une excursion du bord. Dans d’autres endroits, ce n’est pas la ville d’escale, mais les attractions naturelles situées dans les environs qui sont intéressants. Je pense à Ushuaia et au Parc National de la Terre de Feu, situé à 12 kilomètres de la ville, ou encore à Arica, au Chili. Au départ de cette ville, Royal Caribbean propose une excursion de 11 heures qui vous amène à plus de 3000 mètres d’altitude dans l’Altiplano chilien et dans le parc national Lauca, à la frontière bolivienne.
Elle se vend 142$ par personne. Ce qui, pour un tour d’horloge complet n’est pas exagéré. Par contre, à Ushuaia, l’excursion au parc national de la Terre-de-Feu vendue à bord coûte 105$ pour quatre heures. Pour la moitié de ce prix, vous pourriez vous arranger avec un taxi ou encore avec une agence locale. Même remarque pour Puerto Madryn, en Patagonie, où plusieurs agences proposent des tours dans la fameuse péninsule de Valdez pour une cinquantaine de dollars. Je vous conseille de faire un travail de recherche dans les guides de voyages (Lonely Planet donne souvent les références des agences qui organisent des excursions locales) et sur Internet. Il est facile de repérer les offices de tourisme d’une ville ou d’une région sur Internet (celui d’Ushuaia, par exemple est à l’adresse www.e-ushuaia.com ). Ils dressent la liste des attractions de la ville et des environs et celle des agences de voyages locales.
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http://blogues.cyberpresse.ca/desiront/?p=70402275[/align]

