Croisière de demain ? Le pari fou du Freedom Ship
L’idée est ambitieuse pour ne pas dire utopique. Le businessman américain Norman Nixon, spécialisé dans les plates-formes off-shore, souhaite réaliser le plus grand navire du monde. Une véritable ville flottante où se mêlerait habitants, croisiéristes, commerçants et étudiants.
Sans doute inspiré du roman « une ville flottante » écrit par Jules Verne en 1871, le projet Freedom Ship serait l'une des inventions les plus incroyables de notre XXIe siècle. Ses dimensions feraient pâlir les navires de croisière dernière génération. Plus d'un kilomètre de long, 220 mètres de large pour 105 mètres de hauteur contre 300 mètres de long pour les navires Costa. Un espace gigantesque qui permettrait d'accueillir toutes les infrastructures d'un petit Etat : aéroport, métro, hôpital, Université, Casino et bien sûr un large panel de commerces. Le navire (si on peut le nommer ainsi) hébergera environ 40 000 habitants, 30 000 touristes et 3 000 entreprises sur 25 étages.
Un nouveau mode d'existence
L'idée est simple : créer un nouveau mode de vie. Cette ville flottante obéirait aux mêmes lois maritimes que les autres navires, mais le doux rêve serait que les résidants obtiennent une neutralité fiscale. Les promesses sont nombreuses et parfois alléchantes. Les habitants se réveilleraient chaque mois dans un port différent tout en bénéficiant du confort d'une véritable maison sans taxes et impôts. Les entrepreneurs se serviraient des escales pour faire connaître leurs produits dans le monde entier. Quant aux étudiants, ils découvriraient d'autres écoles lors de rencontres sportives ou d'échanges culturels à travers le globe.
Néanmoins, le coût du projet de 6 milliards d'euros semble freiner les investisseurs depuis 2002. Malgré les difficultés pour trouver l'avance, le retour sur investissement s'annonce très rentable puisque le prix d'un appartement se situerait entre 180 000 et 2,5 millions de dollars.



