
[hr]Le mercredi 25 janvier 2006[web]http://images.cyberpresse.ca/apps/pbcsi ... 8&MaxW=700[/web]
[align=center]Le secteur des voyages d'affaires connaît une reprise depuis le début de 2004.
Photo Northwest Airlines[/align]
Augmentation prévue des voyages d'affaires
André DésirontLa Presse
Collaboration spéciale
Le secteur des voyages d'affaires connaît une reprise depuis le début de 2004, après avoir subi cinq années désastreuses. Mais la hausse de la demande, conjuguée à l'augmentation du prix du carburant, se traduit par une envolée des tarifs; tant la Canadian Alliance for Business Travel (CABT) qu'American Express et Carlson Wagonlit prévoient qu'ils augmenteront sensiblement en 2006.
Ainsi, dans ses Prévisions 2006 pour les voyages d'affaires, le CABT annonce des hausses de tarifs des billets d'avion de 5 % à 10 %. American Express, qui déposait en décembre son rapport sur les Tendances et prévisions dans le secteur canadien des voyages d'affaires, prévoit des augmentations de 5 % à 8 % des tarifs pour les vols intérieurs et de 2 % à 5 % pour les vols internationaux. Les grands responsables de ces flambées sont, d'une part, la disparition de Jetsgo (qui s'est traduite par un relâchement de la pression concurrentielle), et d'autre part, la hausse du prix du carburant.
American Express prévoit également que les tarifs augmenteront de 3 % dans les hôtels de catégorie intermédiaire et de 4 % dans la catégorie haut de gamme. Pour sa part, la CABT prédit une augmentation de 10 % des tarifs hôteliers.
Des coûts qui limitent
Or, les coûts sont devenus la principale préoccupation des entreprises dont les employés effectuent beaucoup de voyages d'affaires, du moins au Canada et en Allemagne (au Japon, c'est la ponctualité des vols). Au cours de la dernière décennie, elles ont limité les déplacements de leur personnel. À moins d'être président ou vice-président d'une grande entreprise, les cadres n'ont plus droit à la classe affaires pour des vols de moins de six heures. Impensable encore au début du siècle, l'usage des compagnies à bas tarifs s'est généralisé. Aujourd'hui, les trois quarts des entreprises font voyager leurs employés sur des transporteurs bon marché. Et les cadres autorisés à descendre dans des cinq étoiles sont de moins en moins nombreux. Au Canada, en 2005, 81 % des voyageurs d'affaires ont logé dans des hôtels de catégorie intermédiaire. C'est 25 % de plus qu'en 2004.
Pourtant, les trois organisations précitées ne prévoient pas une diminution du nombre de voyages d'affaires pour 2006. Selon la CABT, 73 % des entreprises ne s'attendent pas à réduire le nombre de déplacements de leurs employés. Que feront-elles pour juguler la hausse des coûts? Il y a plusieurs solutions, notamment louer des plus petits modèles de voitures ou encore choisir des hôtels encore plus modestes.
Une autre solution consiste à obliger les cadres qui voyageaient en classe affaires à utiliser les nouvelles classes économiques «améliorées» - les classes économiques premium -, comme les ont baptisées certaines compagnies. C'est British Airways qui a lancé le concept voici deux ans. Comme l'espace entre les sièges des classes économiques est généralement insuffisant pour permettre aux passagers de dormir, les entreprises qui tiennent à ce que leurs cadres arrivent alertes aux réunions, après une nuit passée dans l'avion, les autorisent à voyager en classe affaires. Ce qui s'avère très coûteux (3000 $ pour un billet vers l'Europe). Or, les voyageurs d'affaires, qui réservent souvent à la dernière minute et sont susceptibles d'annuler ou de modifier leurs réservations sans préavis, paient également très cher pour leurs billets de classe économique (environ 1500 $ pour l'Europe, alors qu'un billet réservé d'avance et assorti de restrictions se vend normalement 800 $).
Classe économique «améliorée»
Le principe d'une classe «intermédiaire» ou d'une classe économique «améliorée» est d'offrir plus d'espace à ces voyageurs d'affaires qui paient plus cher que les autres et ont besoin de dormir pour être d'attaque le lendemain. Dans la classe économique améliorée de British Airways, l'empattement est de 38 pouces, au lieu de 31 dans la classe économique «normale». Un gain d'espace considérable! Plusieurs compagnies ont emboîté le pas: SAS, avec un empattement de 37 pouces au lieu de 32, United Airlines (35 au lieu de 31), Singapore Airlaines (37 au lieu de 32), British Midland (38 ), All Nippon Airways (38 ), Garuda (42)... Et il y a tout lieu de prévoir que cela se généralisera. Le danger pour les transporteurs, c'est que ces classes intermédiaires ne cannibalisent les classes affaires.
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