
Découvrir le Gard en péniche

Une autre option s'offre à ceux qui ne veulent pas prendre
la barre d'une péniche ou qui préfèrent le confort d'un hôtel:
la péniche-hôtel Le Phénicien.
Photo: Sylvie Trépanier
Laurence Clavel
Édition du samedi 19 et du dimanche 20 mai 2007
Découvrir une région en sillonnant ses voies maritimes, c'est déjà une autre façon de voyager. Découvrir la Camargue gardoise en parcourant le canal du Rhône à Sète en péniche, c'est probablement le moyen le plus agréable de vivre l'expérience du «pays». On s'amarre un instant pour admirer le paysage, quitte à passer la nuit le long de la berge. Et lorsque le clapotis de l'eau se mêle au caquètement des canards et que le mistral dissipe la brume matinale, on reprend la barre pour se diriger tranquillement vers une autre journée de surprises.
Que l'on parte de Saint-Gilles pour descendre le canal du Rhône à Sète vers l'étang de Thau ou qu'on décide plutôt de quitter Aigues-Mortes et ses marais salants pour remonter vers le nord-est, le voyage en péniche reste une expérience des plus agréables, tapissée de champs de lavande, de vignobles, de mas et de quelques flamants roses. Le long de la berge, des sagneurs s'affairent à couper la sagne, ce roseau qui servira à la couverture des toits de chaume, et au loin, vers les Costières du Nord, des taureaux jettent un oeil désinvolte à la péniche, comme leurs consoeurs les vaches regarderaient passer un train. On aperçoit également à l'horizon la tour Carbonnière, classée monument historique, qui offre un point de vue avantageux sur la faune et la flore camarguaises.
Puisqu'un trajet qui prendrait 10 minutes en voiture s'effectue plutôt en une heure «à dos» de péniche (on ne dépasse jamais 10 km/h), le temps ne manque pas à bord! Le temps d'admirer le «pays» gardois, mais aussi le temps de faire la cuisine, à bord du bateau, et surtout le temps de déguster un déjeuner tardif sur le pont, après avoir solidement attaché notre monture à deux arbres.
Car l'un des avantages du voyage en péniche, c'est la possibilité de s'arrêter aussi souvent que le coeur nous en dit, et ce, presque n'importe où, le temps d'un déjeuner sur l'herbe au bruit des cigales ou même la nuit durant. Il suffit d'avoir le pied marin et un grain de débrouillardise pour prendre place à la barre de sa péniche, après quelques minutes de formation sur la conduite d'un bateau de ce type. Et pas nécessaire de détenir un permis! Une carte de plaisance, délivrée au début du voyage, suffit.
Pour la suite des articles... http://www.ledevoir.com/2007/05/19/1437 ... 0&fr=21447#
À tribord, toutes!
Du bateau au vélo
Un hôtel sur le canal
Une prolongation du canal du Midi
En vrac

