
Le lundi 21 juin 2004
Bateau, boulot, dodo... autour du monde
Andrée Lebel
La Presse
Travailler tout en voyageant, voilà un rêve qui devient de plus en plus accessible avec la multiplication des bateaux de croisière. Touch Ung, 26 ans, de Brossard, n'en revient pas de pouvoir gagner sa vie de si agréable façon. Depuis janvier 2004, il a visité les ports des Antilles et de l'Europe du Nord.

Diplômé en informatique de l'Université Concordia, fort de son expérience chez Euro Disney et après avoir travaillé deux ans en informatique, il cherchait de nouveaux défis. «Mon contrat chez IBM venait de se terminer, j'étais libre et je voulais voyager.» près avoir songé à devenir agent de bord, il se tourne vers les compagnies de croisière et obtient le poste de coordonnateur des événements spéciaux sur le Constellation de Celebrity Cruises.
Pour sa part, Katy Bolarinho, 24 ans, Montréalaise d'origine portugaise, travaille en mer depuis deux ans. Tout d'abord préposée au service à la clientèle sur le Summit et l'Horizon, elle est maintenant concierge sur le Constellation, un poste relativement nouveau sur les navires de croisière. C'est à elle que les croisiéristes font appel pour retrouver leurs bagages perdus dans les aéroports ou faire des réservations de voitures, d'hôtels et de billets de spectacles dans les ports d'escale. «Il n'y a pas de routine. Les journées passent rapidement.»

Comme bien des employés du bateau, elle a rencontré l'amour en mer. Son fiancé, un officier de navigation grec, travaille également sur le Constellation. « Celebrity Cruises respecte notre désir de travailler ensemble. Nous prévoyons nous marier dans deux ans et nous établir en Grèce.» Entre temps, elle compte bien obtenir ses Clefs d'or et profite de ses temps libres pour étudier le grec. Ce sera sa quatrième langue après le français, l'anglais et le portugais.
Julie Arseneault, 27 ans, de Montréal travaillait sur le Constellation depuis deux semaines seulement quand nous l'avons rencontrée au comptoir du service à la clientèle. «Les premières semaines sont les plus difficiles, car toutes nos heures de loisir sont consacrées à la formation. En même temps, il faut s'habituer à un nouvel environnement et un nouveau mode de vie. Mais je sais déjà que je vais aimer ça et que je vais me faire de bons amis», dit-elle.
Tout comme Katy, elle a obtenu un diplôme en tourisme au Collège LaSalle et prévoit travailler au moins deux ans en mer. «Le temps de rembourser mon prêt étudiant. Après, on verra.»
Chose certaine, elle veut continuer de voyager. C'est en découvrant l'Europe, sac à dos, à la fin de l'adolescence, qu'elle a eu la piqûre des voyages. Depuis, elle a visité plusieurs pays, travaillé comme guide aux Mosaïcultures de Montréal et vécu en Australie pendant un an.
Quelque 25 Canadiens, dont sept Québécois travaillent en ce moment sur le Constellation où l'on compte près de 1000 employés d'une cinquantaine de nationalités. «Travailler sur un bateau, c'est une façon de découvrir plusieurs pays et différentes cultures. L'ambiance de travail est bonne et tout le monde s'entraide», dit Katy.
Est-ce qu'ils s'ennuient? Grâce à Internet, Touch, Katy et Julie disent réussir à garder contact avec leur famille et leurs amis du Québec. «Tous les matins, je consulte le journal de bord pour savoir quelle température il fait à Montréal. C'est ma minute nostalgie. Après, je suis correct pour la journée», confie Touch.
Conditions de vie
Même s'ils travaillent 10 heures par jour et sept jours par semaine, sans aucune journée de congé pendant six mois, ils ne se plaignent pas. « C'est sûr que c'est de longues heures, mais il n'y a jamais d'embouteillage pour me rendre au travail et l'horaire est flexible. En principe, je travaille de 9 h à midi et de 16 h à 23 h. Cependant, quand les croisiéristes partent en excursion, je peux aller visiter la ville «, dit Touch. Lors de chaque escale, un autobus est mis à la disposition des employés qui veulent aller humer l'air du port ou même visiter les discothèques.
Les trois premiers étages du bateau sont réservés aux employés, car il leur est strictement interdit de se mêler aux passagers en dehors des heures de travail. Ils sont logés dans des chambres qu'ils partagent à deux. « C'est très confortable. Nous avons tout ce qu'il nous faut: télé, vidéo, Internet, frigo, douche, etc. Et nous avons droit à la même nourriture que les croisiéristes dans nos cafétérias «, dit Touch qui se promet toutefois une bonne poutine lorsqu'il reviendra en vacances à Montréal, cet été.
Après deux ans en mer, Katy essaie encore de convaincre tous ses amis de travailler sur un bateau de croisière. «C'est une chance inouie de vivre une telle expérience. Ne serait-ce que pour six mois. Je n'aurais jamais eu les moyens de visiter autant de pays», dit-elle. « On n'en ressort pas millionnaire, mais riche d'expériences «, ajoute Touch, qui pense déjà à son prochain contrat.
Les trois Québécois comptent bien être encore sur le Constellation lorsqu'il jettera l'ancre pour deux jours dans le port de Québec cet automne. Ils ont déjà invité famille et amis à visiter le bateau.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/articl ... 7304.shtml
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Plusieurs albums photos de nos croisières sur Webshots...
http://community.webshots.com/user/bellegueule001
Autre album photos Explorer of the Seas
http://fr.ca.msnusers.com/5m5q5he40nr/shoebox.msnw
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RCCL JEWEL OF THE SEAS, Septembre 2004
10 jours - Canada/Nouvelle-Angleterre

CEL CONSTELLATION, Décembre 2004
7 jours - Caraïbes du Sud
RCCL - Radiance of the Seas, 05/04, Côte Nord-Ouest du Pacifique (NWP)
RCCL - Radiance of the Seas, 04/04, Canal de Panama (PC)
RCCL - Serenade of the Seas, 12/03, Caraïbes du Sud (SC)
RCCL - Mariner of the Seas, 23/11/03, Caraïbes de l'Est (EC)***
RCCL - Mariner of the Seas, 16/11/03, Caraïbes de l'Est
RCCL - Brillance of the Seas, 07/03, Europe Méditerranéen (EU)
RCCL - Voyager of the Seas, 05/03, Caraïbes de l'Ouest (WC)
RCCL - Navigator of the Seas, 04/03, Caraïbes de l'Est **[/img]

