2 nouvelles dans notre journal ce matin
LA BONNE NOUVELLE:
LE BLEU DE FRANCE EST ARRIVE EN GUADELOUPE
POINTE-A-PITRE
Première escale pour le Bleu de France
André-Jean VIDAL France-Antilles Guadeloupe 04.12.2008
Laurent Martens remet un souvenir au commandant Jean-Marie Guillou, en présence d'Olivier Michel, du CTIG, de Bernard Aubéry, de SGCM et du sous-préfet Marcel Renouf. (A.-J. V.)
Hier matin, le paquebot a touché Pointe-à-Pitre. Premier toucher d'une série de douze, répartis tout au long de la saison de croisière, jusqu'en mai 2009.
Si sa coque a 28 ans, les aménagements intérieurs sont neufs. Il y a six mois, le Bleu de France, première unité de la compagnie Croisières de France, filiale de Royal Caribean - il s'agit de l'ancien Holiday Dream, de Pullmantur - reprenait ses activités, en Méditerranée, d'abord pendant la saison d'été, avant de gagner son port base dans la Caraïbe, Santo Domingo.
Hier matin, Bleu de France, qui a une capacité de 752 passagers et un équipage de 406 marins et membres du personnel hôtelier placés sous le commandement du capitaine du navire Jean-Marie Guillou, a fait sa première escale pointoise.
Accueil sympathique, concocté par Laurent Martens, directeur général du port autonome, Marc Gautier, directeur des ports, Olivier Michel, du Comité du tourisme des îles de la Guadeloupe, Bernard Aubéry, agent maritime du navire, directeur général de la SGCM. En présence du sous-préfet Marcel Renouf.
LA MAUVAISE NOUVELLE Une touriste agressée, la croisière est menacée!
André-Jean VIDAL France-Antilles Guadeloupe 04.12.2008
Dimanche, une touriste s'est fait agresser à Pointe-à-Pitre. La compagnie Holland America Cruise Line annule les escales du Maasdam pour la saison 2008-2009. Le PAG évalue le préjudice à 700 000 euros.
Elle marchait dans les rues de Pointe-à-Pitre avec son mari. Cette touriste canadienne descendue du paquebot Maasdam, ne pensait pas qu'elle pouvait courir un quelconque risque quand elle s'est retrouvée angle du quai Lefèvre-rue Lamartine. Là, à 11 h 30, elle a été agressée par deux individus dénués de scrupules.
Braquant une arme à feu sur les deux touristes, ils se font remettre le sac à main de la dame... avant de prendre la fuite à vélo! La brigade anti-criminalité n'était pas loin et elle est intervenue à 11 h 40. Trop tard pour rassurer la dame, et étouffer ce qui, au fil des heures, a été pris, pour la compagnie maritime, comme un affront.
Le lendemain, tandis que le paquebot gagnait des contrées sans doute plus accueillantes, le port autonome recevait un courrier de Holland America Cruise Line annulant les prochaines escales à Pointe-à-Pitre. « Pour nous, c'est huit escales en moins, 10% de la saison 2008-2009 en terme d'escales, 15 000 touristes de croisière de moins, soit une perte sèche de 700 000 euros. Ce n'est pas rien. » Laurent Martens, directeur général du port autonome, est effondré.
Il poursuit : « La question que nous devons peut-être nous poser est celle de l'escale du dimanche. En semaine, tout est bon. Il y a du monde dans les rues, c'est dissuasif contre les agressions. Le dimanche, les touristes se promènent parfois seuls dans les rues désertes... Les commerces sont fermés. On nous a même dit que le dimanche, c'était une escale... bidon! »
« Nos équipes travaillent bien pour faire revenir des paquebots à Pointe-à-Pitre après plusieurs années difficiles. Le marché est terriblement dur dans la zone, où il y a la concurrence de Santo Domingo, de Cuba, des îles anglaises voisines qui s'y sont mises. Un incident, car il s'agit d'un simple incident, une agression, comme il s'en commet partout dans tous les ports du monde... et c'est la Guadeloupe, comme escale de croisière, qui est touchée » , explique-t-il.
« Un rude coup porté à notre destination »
Marc Gautier, directeur des ports : « Qu'allons-nous dire au prochain Salon international de la croisière, à Gènes ? Que nous sommes désolés ? Ils s'en moquent. Non, c'est un rude coup porté à notre destination. Des années d'efforts démolis en quelques minutes, par le fait d'un seul individu. C'est rageant! »
Marcel Renouf, sous-préfet, interpellé par nos soins, relativise tout en regrettant : « C'est un incident. D'ailleurs, la brigade anti-criminalité, qui n'était pas loin, est intervenue tout de suite pour mettre fin à l'agression. La touriste n'a pas été blessée. Elle a repris le bateau le soir même. »
Il affirme : « Nous connaissons le phénomène, nous y sommes sensibilisés. Il faut que l'escale d'un paquebot soit sécurisée. Cette saison, comme la saison passée, la police nationale a mis en place un dispositif avec des patrouilles pédestres et des patrouilles de voitures. En collaboration avec la police municipale, la police aux frontières, les douanes. Tout le monde participe... Nous ne pouvons cependant pas mettre un policier derrière chaque touriste. »
Reste que l'on ne reverra pas de sitôt le Maasdam dans nos eaux.
Ce n'est pas une poignée de petit C.... qui va foutre en l'air ce que la GUADELOUPE essaye de faire pour que les compagnies de croisières reviennent faire escales dans notre charmante petite ile !!!!!!!!!!
Affaire à suivre
BILUC



