
Aker Yards étudie la réfection du paquebot Mistral et remotorisation des 4 navires Classe Millenium de Celebrity et les 4 navires classe Radiance de Royal Caribbean

Le Mistral, à Saint-Nazaire, en 1999.
AKER YARDS - YVES GUILLOTIN
23/01/2007
Selon nos informations, les ex-Chantiers de l'Atlantique travaillent actuellement à l'augmentation des capacités du paquebot Mistral, livré par Saint-Nazaire en 1999.
Le projet porte sur l'ajout d'une vingtaine de cabines sur l'extrême arrière. Les travaux devraient être menés dans un chantier du bassin méditerranéen. Bien que les commandes soient de retour, la division Cruise & Ferries du groupe norvégien, au sein de laquelle Saint-Nazaire évolue, a fait des modernisations et réfections de paquebots un axe stratégique de son développement.
Les navires construits dans les années 80 et 90 doivent en effet suivre l'évolution du marché de la croisière. Sous la houlette de la Business Unit Life Cycle Services, Aker et sa filiale française s'intéressent donc à ce marché.
Alors que d'autres projets similaires à l'extension du Mistral seraient actuellement à l'étude, Aker Yards France a débuté, cet été, les travaux de remotorisation d'une série de quatre paquebots livrés entre 2000 et 2002. Le Millennium passera en cale sèche en avril, le Constellation en mai et les Infinity et Summit, probablement en 2007. Des discussions portent également sur une refonte analogue pour les quatre Radiance of the Seas de RCCL (*) .
Le Mistral, un paquebot trop petit
Long de 216 mètres, le Mistral ne dispose que de 600 cabines. Son premier propriétaire, Festival Croisières, avait d'ailleurs jugé à l'époque cette capacité trop faible.
C'est pourquoi les deux navires suivants, les European Vision et European Star, avaient été agrandis et le nombre de cabines porté à 752. Après la faillite de Festival, ces deux paquebots ont été remis en service en 2003 et 2004 au sein de MSC Croisières, sous le nom d'Armonia et Sinfonia. Le Mistral, toujours en raison de sa petite taille, ne trouvera un repreneur qu'en janvier 2005, date à laquelle il passera dans la flotte de la compagnie espagnole Iberojet.
Sa livraison, à Saint-Nazaire, avait donné lieu à une cérémonie en grande pompe. Le 25 juin 1999, le navire, premier paquebot d'importance à être armé sous pavillon français depuis longtemps, avait été baptisé en présence de Lionel Jospin, premier ministre de l'époque. Sa courte carrière chez Festival avait été marquée par un échouement, en février 2001, dans les Antilles.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=103611&u=4536[/align]

